#JeSuisCharlie

Bonjour,

. Je devais écrire un article hier mais après le drame qui a touché Charlie Hebdo, la France, nous, je ne l’ai pas fait car d’une part, j’étais trop choquée par ce qu’il s’est passé et d’autre part, je ne voulais pas en parler sur le blog, car mon blog est censé donner de l’espoir. Mais là, après ce qu’il s’est passé, comment pouvons-nous espérer en un monde meilleur ?
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. J’ai quand même décidé d’écrire car la vie n’est pas toujours belle (souvent loin de là) et ne pas écrire signifierait que ceux qui ont commis ces atrocités ont gagné (même si ce que j’écris ne porte pas polémique). Et écrire (ou dessiner), c’est ce que ces personnes mortes faisaient. Dire la vérité. S’exprimer. Tout simplement. J’ai du mal à croire qu’en 2015, on en arrive encore à ça. La liberté d’expression est inscrite dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Plus de 200 années se sont écoulées depuis. Je suis triste que certaines personnes ne peuvent pas comprendre que tout le monde puisse s’exprimer librement. Il leur suffit d’ouvrir leur bouche ou de prendre un papier et un stylo ou de taper des lettres sur un clavier d’ordinateur. Parler, discuter, argumenter, convaincre. Au mieux, ils arrivent à un consensus et tout le monde est content. Au pire, ils ne sont pas d’accord et ne se parlent plus. C’est aussi simple que cela. Mais pourquoi le monde est-il si compliqué ? Pourquoi recourir à la violence, aux armes, aux meurtres ?

. J’ai été très touchée par ce que j’ai vu. Les mobilisations de tous les français dans les rues, sur les réseaux sociaux, la vitesse à laquelle l’enquête se déroule. A midi, je me trouvais près de la Cathédrale de Rouen, ça sonnait et j’ai vu des dizaines de dizaines de personnes devant la Cathédrale pour la minute de silence. Je me suis mise avec eux. Et ça m’a vraiment émue de voir tous ces gens touchés par ce drame. Je me suis rendue compte à quel point, malgré toutes nos différences, nous étions tous sensible à la même chose. Ce qui touche notre côté humain. Que certains ont sûrement dû oublié. Il a fallu un drame de cette ampleur pour nous rendre compte que nous, français (et pas que, finalement ! Les rassemblements des autres pays sont d’autant plus touchants), étions unis, malgré nos divergences. Malheureusement, il a fallu un drame. Alors quel drame faudra-t-il pour qu’un jour, nous, tous, êtres humains que nous sommes, soyons unis ? J’ai peur …

. Je vais partir en philosophie, mais j’ai remarqué qu’à chaque fois, on est unis face à des ennemis communs. Je vous donne un exemple : quand j’étais au collège, on avait des espèces de « clans » dans la classe (je suis sûre que vous savez de quoi je parle), du coup c’était chaque clan contre un autre. Puis, lorsque l’on était confrontés à une autre classe, cela unissait les clans de notre classe et c’était une classe contre une autre. Puis un collège contre un autre. Des collèges d’un département contre des collèges d’un autre département. Des collèges d’une région contre des collèges d’une autre région. Des collèges de France contre des collèges d’un autre pays. Des collèges d’Europe contre des collèges d’un autre continent. Bon, j’ai exagéré sur la fin, mais vous avez saisi ce que je voulais dire. A chaque fois qu’il y a un ennemi commun, on est uni, même si à la base, on est aussi « ennemi ». C’est humain. Mais alors, est-ce qu’il faudrait un ennemi contre l’humanité toute entière (comme dans certains films de science-fiction), pour que l’on soit tous unis ? Il n’existe pas cet ennemi. Et je suis persuadée qu’on n’a pas besoin de lui pour être unis. Il faut juste que chacun prenne conscience de ce qu’il fait et voit que l’autre (humain) n’est pas un ennemi, mais un ami. Au fond, nous sommes tous pareils. Nous sommes humains. Nous avons des différences, oui, mais je suis persuadée que l’on peut faire marcher ces différences ensemble. Il faut juste le vouloir. Vouloir être tolérant, accepter les idées et les différences des autres, vouloir communiquer.

Vouloir la paix.

 

 

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